Financement de la santé de la reproduction : Quatre pays européens vont octroyer 118 milliards de FCfa à l’Unfpa

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Suite au retrait des États-Unis dans le financement de la santé de la reproduction, notamment les programmes de planification familiale, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark ont décidé d’octroyer, au Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), 180 millions d’euros soit 118 milliards de FCfa.

Après le Bénin, le vice-Premier ministre de la Belgique et ministre de la Coopération et du Développement, Alexander De Croo, a séjourné pendant deux jours (26 et 27 avril) au Sénégal. Cette visite intervient quelques semaines après la conférence internationale tenue à Bruxelles sur les droits des femmes, en particulier la santé de la reproduction. Au deuxième jour de son séjour, M. De Croo, accompagné de sa délégation et de la représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour lapPopulation (Unfpa) au Sénégal, Andrea Wojnar Diagne, s’est rendu dans le district sanitaire de Popenguine. Sur place, ils ont visité la case de santé de Benteigner, située dans la commune de Diass, et le centre de santé de Popenguine. Au terme de cette visite, il s’est dit satisfait de l’engagement des chefs religieux et de la société civile à promouvoir la santé de la reproduction. Il a annoncé que la Belgique, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark ont décidé, après le retrait du gouvernement américain, de financer la planification familiale. C’est ainsi que ces États vont mettre à la disposition de l’Unfpa près de 118 milliards de FCfa pour la planification familiale (Pf). Cette somme constitue une compensation des montants que les États-Unis versaient à cet organisme du système des Nations unies comme contribution à la Pf.

Les partenaires privés nationaux et internationaux sont aussi invités à soutenir ces questions. Surtout que, dans ce domaine, Alexander De Croo a constaté que les pays africains ont fait des progrès incroyables, parce qu’aujourd’hui un nombre important de jeunes a accès aux informations et services de planification familiale. Ce qui, à son avis, a réduit la mortalité maternelle et infantile dans beaucoup de pays africains. « Si l’on arrête de financer cet organisme qui s’occupe de la planification familiale, ce serait un pas en arrière pour les pays ayant bénéficié de cette aide. Nous sommes déçus de cette décision américaine, mais nous allons faire de notre mieux », a assuré le vice-Premier ministre belge. En attendant, la Belgique et les autres pays sont disposés à financer les questions liées à la santé de la reproduction pour diminuer davantage la mortalité maternelle et infantile en Afrique. La représentante de l’Unfpa au Sénégal a salué cette décision, rappelant que ce n’est pas la première fois qu’un de leurs partenaires décide d’arrêter son financement. « Nous avons déjà vécu cette situation. Mais, ce qui est important, c’est de trouver d’autres bonnes volontés qui acceptent de financer les programmes de santé de la reproduction », a souligné Andrea Wojnar Diagne.

Alexander De Croo a, par ailleurs, indiqué que l’objectif de sa visite au Sénégal est de voir aussi de quelle manière la Belgique va aider les femmes sénégalaises à mieux gérer leur vie en acceptant les méthodes de planification familiale. « Les femmes doivent décider elles-mêmes avec quelle personne elles doivent avoir un enfant et à quel moment. Mieux, elles doivent choisir le nombre d’enfants qu’elles veulent avoir. Je suis content de constater qu’il y a plein d’initiatives au Sénégal qui est en train d’engranger les succès en matière de planification familiale », a-t-il noté.

Popenguine affiche des indicateurs sanitaires satisfaisants
Le district sanitaire de Popenguine est présenté comme un bon élève en matière de santé de la reproduction. Selon son médecin-chef, le Dr Youssouph Tine, il présente un Taux de prévalence contraceptive (Tpc) de 23,36 % contre 20 % en 2015. « C’est le taux plus élevé de la région médicale de Thiès », s’est-il réjoui, révélant que le taux d’achèvement des consultations assistées par un personnel qualifié a augmenté, passant de 95 % en 2015 à 98,49 % en 2016. Celui des consultations prénatales est de 78,36 % contre 59,2 % en 2015.
Le district sanitaire de Popenguine a eu ces résultats grâce au soutien de l’Unfpa qui a participé au relèvement du plateau technique de la maternité. Présenté comme un bon élève en matière de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, il polarise 10 postes, 17 cases et un centre de santé de référence.

 

Eugène KALY

Source:  http://www.lesoleil.sn/actualites/

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